Un parcours de gymnastique interactif

4.5/5 Note (2 votes)

À l’aide d’un Mac, d’un rétroprojecteur et d’un TBI, les élèves de l'école maternelle Vauvenargues préparent leur parcours de gymnastique en décrivant atelier par atelier ce qu’ils doivent faire. Au cœur de cet exercice, l’appropriation du langage et le repérage dans le temps et dans l’espace.


Get Adobe Flash player

À l'école maternelle de la rue Vauvenargues, les élèves de moyenne et de grande section de la classe numéro 4 n’ont pas l’air endormi à la veille des vacances de la Toussaint. Et pour cause : avec leur maître Denis Desjour, ils doivent décrire, à l’aide des TICE (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education), le parcours de motricité qu’ils réaliseront avant la récréation de 15h00. Assis sur une chaise au ras du sol devant les 28 enfants de 5 ans de sa classe, Denis Desjour leur explique ce qu’il attend d’eux dans un langage clair, détaillé et particulièrement bien articulé. « Nous avons devant nous des images de notre parcours de gymnastique réparties dans un ordre un peu bizarre », lance-t-il à son auditoire. « Il va falloir remettre les ateliers dans l’ordre dans lequel nous allons les réaliser. »

« Nous avons devant nous des images de notre parcours de gymnastique réparties dans un ordre un peu bizarre »

Installés côte à côte sur de petits bancs qui lui font face, les élèves scrutent bouche ouverte le tableau où sont alignées une douzaine de photographies de la taille d’une feuille A3. Foin de photocopies, d’aimants et de feuilles qui tombent ou qui se déchirent. Malgré des ordinateurs accusant leur âge, la classe de Denis Desjour est à l’heure du numérique : des Mac, un vidéoprojecteur et un tableau blanc interactif (TBI) suffisent à faire travailler les élèves ensemble tout autant qu’en autonomie.

« Le travail de remise en ordre du parcours consiste à relever des indices pertinents et de justifier à l’oral la place des différents ateliers de motricité », détaille Denis Desjour en aparté. « Je demande aussi aux enfants de réaliser une lecture d’images par une prise d’indices pour les replacer les unes par rapport aux autres. Je demande enfin aux élèves de m’expliquer la consigne que l’on pourrait donner à un enfant qui devrait faire ce même parcours. À la suite de l’exercice, nous sommes allés réaliser le parcours qu’ils avaient décrit dans notre préau ».

Les technologies sont présentes tout au long de cette activité en classe, d’une durée d’une trentaine de minutes. Les photos du parcours ont été prises à l'aide d'un appareil photo numérique, chargées sur le Mac dans l’application iPhoto et projetées sur le TBI par un vidéoprojecteur. Les élèves utilisent aussi un stylet pour déplacer les images afin de les remettre dans l’ordre. Pourtant, les outils numériques ne jouent pas les intrus : leur usage intervient de manière similaire à tous les autres outils pédagogiques de la classe. Pour les élèves en tout cas ils paraissent aussi naturels à utiliser qu’une règle ou un crayon.

« Ce sont surtout les adultes qui sont déroutés par l’utilisation des ordinateurs et de l’Internet », confie Denis. « Ces technologies sont au service des apprentissages pour pouvoir faire de nombreuses activités que l’on aurait du mal à réaliser sans elles. Il est possible de les utiliser pour l’apprentissage, pour réaliser des constructions du temps, pour présenter des images ou des documents, pour écrire, pour un reportage scientifique ou pour toute autre activité possible avec ce matériel ».

Commentaires (0)

Poster un commentaire

Connectez vous afin de laisser un commentaire