iPhoto et le jeu des sept erreurs

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Le logiciel iPhoto utilisé par Denis Desjour lui sert de base pour dispenser ses enseignements. S’appuyant sur les technologies pour provoquer l’attention de ses élèves, c’est avec iPhoto et quelques-uns des autres logiciels de la suite iLife disponible sur Mac qu’il travaille le repérage du temps et de l’espace.


Le maître de la maternelle de la rue Vauvenargues a pris des clichés du parcours de motricité qu’il destine à ses élèves à l’heure de la récréation, alors que les différents ateliers étaient vides. De retour en classe, il branche son appareil photo numérique au principal Mac de la classe. Le logiciel iPhoto se lance automatiquement et charge les derniers clichés dans sa photothèque. « D’habitude, nous réalisons l’exercice en sens inverse », prévient Denis Desjour. « Les élèves vont d’abord en gymnastique où nous les photographions.

Lorsqu’ils reviennent en classe, nous travaillons alors sur les clichés. Aujourd’hui, en leur présentant les photos dans un ordre aléatoire, il s’agit de leur faire remettre les ateliers les uns à la suite des autres. Pour cela, ils doivent réaliser une prise d’indices pertinents ».

Sur le TBI, iPhoto affiche une douzaine d’images comme un grand puzzle attendant que ses pièces s’emboîtent logiquement. Un à un, les élèves prennent le stylet du TBI en main et déplacent des photos en expliquant et justifiant la nouvelle position qu’ils leur donnent. Un véritable jeu des sept erreurs grandeur nature.

« L’un des atouts du TBI c’est qu’on conserve une trace, un historique de ce que l’on fait », souligne Denis Desjour. « C’est intéressant car on peut revenir à ce qu’on avait fait la semaine précédente et dire aux enfants : vous vous souvenez, on en était là. Avec un tableau classique, on efface ce que l’on a fait pour passer à une autre activité. Avec un TBI, ce que l’on a fait au tableau n’est jamais perdu ».

« Cette photo va derrière celle-ci parce qu’on voit un petit bout du banc », explique Thibaut. « Non, on pourrait rajouter celle-là », s’insurge Romane. « Parce qu’il y a du bleu ». L’utilisation du stylet par les enfants est similaire à celle d’un feutre ou d’un crayon. « L’exercice repose sur la lecture des images », prévient Denis. « Qu’est-ce qui vient avant ou après l’image que je suis en train de regarder ». Il est évidemment possible de le réaliser sans utiliser de TBI ni iPhoto. Mais le temps de préparation est beaucoup plus long, le maniement de feuilles est plus compliqué et le travail individuel et collectif moins riche que lorsqu’il leur est possible d’interagir avec des documents numériques.

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