Apprendre à parler avec un soupçon de magie

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« Qui peut me dire ce qu’est un TBI ? » « C’est un tableau un peu magique », lâche Max, prêt à sauter sur le stylet électronique de l’appareil comme si c’était une baguette. Magique le tableau ? Surtout au vu des résultats obtenus : les élèves démontrent une aisance et un vocabulaire riche à l’oral.


Les élèves de la maternelle de la rue Vauvenargues à Paris semblent déjà projetés bien loin dans le XXIème siècle. A cinq ans, ils ont déjà en tête les interactions entre les différents outils numériques qu’ils utilisent. « Un stylet est un stylo qui n’écrit pas et qui remplace la souris lorsqu’on utilise un TBI », explique timidement Max. « Il faut aussi un ordinateur et un vidéoprojecteur », reprend Nicolas. « Ça sert à faire aller l’image sur le tableau blanc ». Pour cet exercice, les photos projetées ont presque la taille de posters. Et leur maître Denis Desjour de conforter les élèves : « avec le stylet, nous pouvons faire interagir l’ordinateur et le vidéoprojecteur au travers du tableau blanc ».

Séquence d'apprentissage de langue à partir du parcours de gymnastique.
Denis Desjour et les élèves de l'école Vauvenargues - Paris XVIII

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Grâce au TBI, Denis Desjour peut présenter aux enfants, aussi bien en grand groupe qu’en petit groupe des documents de grande taille sur lesquels ceux-ci vont interagir. Les enfants sont tous attentifs à ce que l’on dit et Denis met en place par ce biais le langage d’évocation. « L’un des objectifs principaux des exercices réalisés sur le TBI concerne le travail autour de la langue. En l’occurrence, il s’agit de construire une phrase plus ou moins complexe en employant une syntaxe riche et un lexique approprié. Cette découverte de la langue implique l’utilisation des bons mots ».

Les élèves décrivent ce qu’ils voient sur la série de photos qui représente leur parcours de motricité. Ils sont tellement impliqués qu’ils en oublient presque de demander la parole. Les commentaires fusent : « l’enfant monte debout sur les chaises, après il monte sur la table et en redescend. Il faut se faufiler au travers des cordes. Ensuite il faut enjamber, puis sauter. Il faut faire attention car ici, il y a aussi un cerceau. Il faudra se mettre à quatre pattes et passer à l’intérieur ». Denis Desjour n’est pas peu fier de ses jeunes élèves. « Ce travail permet de focaliser les enfants sur les substituts du nom, les verbes d’action, les positions dans l’espace, ainsi que les connecteurs temporels. Le repérage dans le temps et dans l’espace est d’ailleurs le second objectif principal de l’exercice ».

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